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Catherine Cusset


1963 : Naissance à Paris d’un père catholique breton et d’une mère juive parisienne.
Catherine Cusset passe son enfance à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.
Elle fréquente le prestigieux lycée Louis-le-Grand, en plein coeur du Quartier latin à Paris.
Puis elle intègre l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm, et en sort agrégée de Lettres classiques. Elle prépare ensuite un DEA à l’Université Paris-VII et consacre sa thèse au Marquis de Sade.
Spécialiste de la littérature du 18ème siècle (notamment des écrivains libertins), elle l’enseignera durant douze années à l’Université Yale, célèbre établissement du Connecticut.

1985 : Par l’intermédiaire de Julia Kristeva dont elle suit les cours, Catherine Cusset rencontre Philippe Sollers qui publie dans sa revue L'Infini ses premiers articles sur Choderlos de Laclos, Balzac, Voltaire, Sade…

1988-1989 : Victime d’un terrible chagrin d’amour, Catherine Cusset se réfugie dans l’écriture et rédige sa première fiction.


1990 : Publication chez Gallimard de son premier roman, La blouse roumaine, qui narre la vie d’une femme adultère partagée entre son mari américain, son amant roumain et la relation trouble qu’elle entretient avec l’un de ses amis, à qui elle raconte ses aventures amoureuses.


Alors lasse de répondre aux exigences du statut de professeur d’université américaine (notamment la publication obligatoire d’articles et d’essais universitaires), Catherine Cusset cesse d’enseigner pour se consacrer uniquement à l’écriture de ses romans.

1995 : Parution de son second roman, En toute innocence, qui obtient un beau succès critique et sera finaliste pour le prix Femina.

1997 : Catherine Cusset s’installe à Prague, en République tchèque, où elle résidera avec sa famille durant deux ans.
Dans son roman Jouir, une jeune femme raconte crûment sa vie amoureuse et sexuelle.


Catherine Cusset signe ici un texte hautement érotique, certainement influencé par son goût pour les écrivains libertins du 18ème siècle.

1998 : Parution de son essai Les romanciers du plaisir.


1999 : Parution de Le problème avec Jane, qui obtient le Prix des lectrices de Gaël (Belgique), le Grand Prix des lectrices de Elle, et est finaliste pour le prix Médicis.
Ce roman de type plus « traditionnel » que les précédents, le premier de l’auteur écrit en anglais puis réécrit en français, est une intrigue policière autour d’une jeune professeur d’université américaine. Immense succès, ce livre est traduit dans une douzaine de langues et se vend à plus de deux-cent-mille exemplaires.

2001 : Son roman La haine de la famille, inspiré de sa propre vie, explore la complexité des liens familiaux dont les rapports mère-fille, et s’interroge sur l’influence des différentes cultures au sein d’une même famille (par exemple catholicisme et judaïsme).
L’ouvrage est plébiscité par la critique et encensé par Bernard Pivot dans son émission Bouillon de Culture.


2008 : Son roman Un brillant avenir obtient le prix Goncourt des lycéens.

2009 : Catherine Cusset publie New York : Journal d'un cycle, récit accompagné de photographies et dédié à la mégapole américaine où elle vit depuis de nombreuses années avec son mari américain et sa fille ; une ville qu’elle aime et qu’elle prend inlassablement plaisir à parcourir à vélo.


Grande amatrice de photographie, Catherine Cusset affectionne particulièrement les travaux de trois femmes : Nan Goldin, Sophie Calle et Pipilotti Rist.
En littérature contemporaine, elle est notamment une fidèle lectrice d’Annie Ernaux, Camille Laurens et Marie Darrieussecq.

Elle est par ailleurs la sœur aînée de François Cusset, historien des idées et spécialiste de la civilisation américaine.

L’oeuvre de Catherine Cusset comprend aussi bien des textes d'autofiction que des textes purement fictionnels. Elle se caractérise par un beau style qui répond à une vraie rigueur dans le travail d’écriture. L’auteur y explore les thèmes de la famille, du désir charnel, de la relation au corps. Héritière des libertins du 18ème siècle, Catherine Cusset teinte son oeuvre d’érotisme et dénonce la mauvaise foi, le faux puritanisme et les contradictions des rapports humains et sexuels.

Texte biographie: Baptiste Chrétien
Interview: Dennis Pereira-Egan