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Léonora Miano


1973 : Naissance de Léonora à Douala (Cameroun), une ville qu'elle ne quittera qu'à l'adolescence. Sa mère est professeur d'anglais ; son père pharmacien. Tous deux sont de grands lecteurs et l'enfant a très vite accès à la bibliothèque familiale. Son imaginaire en sera nourri.
Léonora écrit ses premiers poèmes à l'âge de 8 ans.



1985 : Date mémorable pour la jeune fille, qui découvre le Cahier d'un retour au pays natal, d'Aimé Césaire, puis, deux ans plus tard, La prochaine fois, le feu, de James Baldwin. Ces deux lectures la font basculer dans ce qu'elle nomme « le chaudron afrodiasporique » ; dès lors, elle se met en quête d'auteurs afrodescendants, dont les textes parfois transgressifs la poussent à un questionnement intense sur le cheminement de l'homme africain dans l'Histoire. Ses thématiques de prédilection se rapportent aux expériences subsahariennes et afrodescendantes.
Elle n'a de cesse d'explorer l'âme de ce qu'elle appelle les « afropéens » : les européens noirs.



1991 : Léonora part en France pour y suivre ses études universitaires. D'abord inscrite en Lettres, Langues et Civilisations étrangères à Valenciennes, elle se spécialise à Nanterre en littérature américaine et du Commonwealth.

2005 : L'intérieur de la nuit paraît chez Plon. Ce roman, qui est inscrit au programme officiel des lycées camerounais, lui a par ailleurs valu une volée de prix littéraires : Révélation de la Forêt des livres 2005, Prix Louis Guilloux 2006, Prix René Fallet 2006, Prix Montalembert du premier roman de femme 2006, Prix Palissy 2006, Prix de l'Excellence camerounaise 2007, Prix Grinzane Cavour 2008 (catégorie premier roman étranger), pour la traduction italienne.



2006 : Elle reçoit le Prix Goncourt des lycéens pour Contours du jour qui vient, édité aux éditions Plon.

2008 : Léonoroa Miano publie Tels des astres éteints, dans lequel aborde deux sujets qui lui tiennent à coeur et rarement traités dans la littérature de langue française : la conscience de couleur et la place de l'Afrique dans l'imaginaire de sa diaspora.
Elle est naturalisée française la même année.



2009 : Le Prix Eugénie Brazier (catégorie coup de coeur) lui est attribué pour Soulfood équatoriale, publié chez Robert Laffont.

2010 : Les aubes écarlates (Plon) lui valent le Trophée des arts afro-caribéens (catégorie roman).

2011 : Écrits pour la parole, publié par L'Arche Editeur, est le premier texte littéraire que Léonora Miano propose pour le théâtre. Il sera sanctionné par le prestigieux Prix Seligmann contre le racisme.



2012 : Léonora Miano est lauréate du Grand Prix littéraire de l'Afrique noire.

Dans ses derniers textes, elle représente des personnages noirs, des êtres marqués par l'Histoire, auxquels le lecteur, quel qu'il soit, pourra/devra s'assimiler.

Présidente de Mahogany, association ayant pour but de valoriser les expériences subsahariennes et afrodescendantes. Mahogany se veut un espace au sein duquel ces cultures dialogueraient entre elles, autant qu'un outil pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Les visées de l'association sont éducatives et culturelles.

Texte biographie: Marie-Christine Simonet.
Interview: Dennis Pereira-Egan le 30 avril 2010.