Biographie Bibliographie Audio F.A.Q. Liens
photoAuteur
Sami Tchak


1960 : Naissance de Sami Tchak, pseudonyme de Sadamba Tcha-Koura à Bowounda, un village situé près de Sokodé, au centre du Togo. Le 27 avril de cette même année, le Togo célèbre son indépendance.
Le pays était sous protectorat allemand à partir de 1884, puis, après la Première guerre mondiale, la France et l’Angleterre se sont partagé le territoire. La France en a pris les deux-tiers.
A l’indépendance, les Togolais du tiers anglophone ont préféré être rattachés au Ghana voisin. Il en est resté une bande étroite de 56 000 km2 comprise entre le Bénin et le Burkina Faso.
En 1960, le Togo est gouverné par Sylvanus Olympio, qui sera assassiné trois ans plus tard à la suite d’un coup d'État.

1983-1986 : Après une licence de philosophie décrochée à l’Université de Lomé, la capitale togolaise, il enseigne cette matière durant trois ans dans un lycée, celui-là même où il a été élève.

1986 : Départ pour la France. Sami Tchak y poursuit des études de sociologie et obtient son doctorat à la Sorbonne (Paris V) en 1993.

1988 : Il publie sous son véritable patronyme Femme infidèle aux Nouvelles Editions Africaines (Togo), un roman dans lequel il s’attaque déjà aux dures réalités sociales des populations pauvres du Togo. En l’occurrence, celles de déracinés venus en ville courir leur chance.

1996 : Et c’’est tout à fait par hasard qu’il se rend à Cuba, où il était invité pour un colloque sur les religions afro-cubaines. L’île sera, durant sept mois, le cadre de recherches d’ordre sociologique sur la prostitution.



1999 : Publication, sous le nom de Sami Tchak, d’un essai de sociologie aux éditions L’Harmattan, La sexualité féminine en Afrique.
Il publie la même année et chez le même éditeur La prostitution à Cuba. Communisme, ruses et débrouilles, préfacé par l'écrivain cubain Eduardo Manet.

Son désir de s’ouvrir à d’autres cultures le conduit par la suite au Mexique, puis en Colombie, deux voyages qui influenceront ses choix littéraires.



2000-2001 : Son essai L'Afrique à l'épreuve du sida paraît chez L’Harmattan, puis le roman Place des fêtes, publié aux éditions Gallimard, qui offre une plongée inédite dans le terrible quotidien d'un immigré africain en France.

2003 : Sortie de Hermina, chez Gallimard. Dans ce roman, comme dans ceux qui suivront, une Amérique latine "imprécise", car fortement connotée de références africaines, servira de toile de fond.



2004 : Sami Tchak remporte le Grand prix littéraire d'Afrique noire, pour l'ensemble de ses écrits : essais, romans mais aussi articles publiés dans des revues scientifiques, des encyclopédies… Il sort, également en 2004, "Fête des masques" aux éditions Gallimard. 2007 : Nouvelle consécration, avec la remise du prix Ahmadou Kourouma  le 3 mai au salon du livre africain à Genève pour Le paradis des chiots, paru en 2006 aux éditions Mercure. Ce roman, tout comme Filles de Mexico, qui paraît l’année suivante chez le même éditeur, a pour cadre un bidonville d’un pays d’Amérique latine. Pour Sami Tchak, le monde de la rue est en effet le révélateur d’une réalité qui dérange.



2011 : Dernière publication en date, toujours aux éditions Mercure, avec Al Capone le Malien, une plongée dans les eaux troubles de la corruption et des trafics en Afrique. Sami Tchak réactivera les liens entre le continent noir et l’Amérique latine dans un roman encore à paraître et dont l’histoire se déroule dans un village africain (réel) non loin de la ville colombienne de Carthagène.



Texte biographie: Marie-Christine Simonet
Interview: Dennis Pereira-Egan le 11/12/2009